HORS SERIE. MATERIALISMES. N°13. QUE FAIRE ?

HORS SERIE. MATERIALISMES. N°13. QUE FAIRE ? – du 16 au 22 Août 2014.

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Dans ce numéro HORS SERIE MATERIALIMES N°13. “Que Faire ?” – 16-22 Août 2014. Un premier article “Que faire ?” analyse la reprise du conflit israélo-palestinien, les difficiles des conditions des enquêtes internationales de terrain pour “crimes de guerre” et leurs premiers bilans, aborde l’impasse de la diplomatie par les tensions géopolitiques régionales (Egypte, Quatar, Turquie), pourquoi les Etats-Unis ne peuvent être un médiateur dans ces négociations, et commente la position française. Nous relayons l’appel du Collectif “Trop, c’est trop”, publié le 22 Août sur l’Humanité.fr.

Un second article, (et premier d’une série avec l’accord de l’auteur), du philosophe Etienne Balibar, “L’universalité de la cause palestinienne ?”, publié dans Le Monde Diplomatique, 2004. (Etienne Balibar, professeur émérite à l’Université de Paris-X Nanterre, distinguished professor of humanities, University of California Irvine, membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine.

 Crée sur ce modèle, le Tribunal Russell sur la Palestine a été fondé en mars 2009 avec pour déclaration :« Le « Tribunal Russell sur la Palestine » vise à réaffirmer la primauté du droit international comme base du règlement du conflit israélo-palestinien. Il ne s’agit pas pour ce tribunal de dire le droit, d’autres instances faisant autorité l’ont déjà exprimé, notamment la Cour Internationale de Justice, dans son avis sur les conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le territoire palestinien occupé, analysant à cette occasion les dispositions pertinentes du Droit International Humanitaire et du Droit International des Droits de l’Homme ainsi que les dizaines de résolutions internationales concernant la Palestine. Il s’agit de se pencher sur l’inapplication du droit alors même qu’il a été si clairement identifié. Notre entreprise commence là où l’avis de la CIJ s’est arrêté : identifier les responsabilités découlant de l’énonciation du droit, notamment les responsabilités de la communauté internationale. Cette dernière ne peut continuer à fuir ses obligations. Le récent conflit dans la bande de Gaza, et les violations massives du droit international par l’Etat d’Israël rendent notre démarche d’autant plus nécessaire et urgente. Durant ce conflit, la population civile a été exposée à toutes les atrocités de la guerre : nulle part où se réfugier ou fuir, nulle organisation internationale pouvant les protéger, nul droit capable de servir de rempart contre les massacres, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.Ce tribunal est dès lors une contribution à la longue lutte pour l’édification et la consolidation du droit international. Nous sommes les dépositaires de ce droit que des générations ont contribué à forger pour être l’expression de valeurs humaines et universelles. Les générations futures nous jugerons sur l’état dans lequel nous lèguerons ce droit. Le droit international ne peut être un instrument de la politique de deux poids deux mesures. Sa crédibilité repose sur le fait que son respect s’impose quelque soit l’identité de ceux qui le violent et celle des victimes de ces violations. Nous, société civile consciente que l’affaiblissement du droit annonce le règne de la violence avons décidé d’en être les premiers défenseurs. Le tribunal Russell sur la Palestine est à ce titre un acte citoyen. Intellectuels, militants de la paix, juristes, politiques, membres d’organisations internationales ont tous répondu à cet appel pour mettre en lumière les responsabilités qui incombent à nos gouvernements. Il ne suffit pas de dénoncer la violation du droit, il faut œuvrer pour y mettre un terme. Or nos gouvernements pêchent non seulement par leur inaction mais aussi parfois en contribuant directement ou indirectement à la pérennisation de l’illégalité. Ce tribunal d’opinion mettra ces violations sur la place publique. Cette action vise à déclencher une prise de conscience de la lourde responsabilité de la communauté internationale dans la perpétuation de ce conflit. En espérant que cette prise de conscience puisse être salvatrice pour les peuples de la région et pour nous-mêmes. .Ainsi ce tribunal est aussi une pierre importante apportée par des personnes du monde entier à l’édifice de la paix. L’occupation est le principal obstacle à une paix juste et durable au Proche-Orient. Or l’impunité permet la perpétuation de l’occupation, ruine la perspective d’un Etat palestinien viable, prolonge l’injustice et mène inexorablement à la violence. En nous dressant contre cette impunité, à la continuation de cette injustice qui dure depuis plus de 60 ans, nous œuvrons pour que cette région soit promise à un avenir différent afin que Palestiniens et Israéliens, dont certains ont contribué pleinement à notre démarche, ainsi que l’ensemble des peuples de la région puisse jouir d’un avenir de paix, de coexistence et de sécurité.»
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