N°28, LE DESORDRE FRATERNEL – LE « MOMENT MACHIAVELIEN » EN POLITIQUE (2), 15 novembre 2014

LIEN : N°28. LE DESORDRE FRATERNEL

Le premier des deux articles, « Ennemis intérieurs », recueille la parole d’arabes israéliens, qui témoigne d’une colère et humiliation face à l’intensification de la colonisation, l’agressivité de l’occupation, l’inégalité aux accès des services. Non seulement cette frustration irrigue une violence mais, à la veille d’une troisième intifada, ces mouvements ne semblent encadrés par aucune organisation ni revendiqués pour des raisons idéologiques. Il s’agit d’un peuple, déclaré par l’Etat israélien, « ennemi intérieur ».

Le deuxième article, « le désordre fraternel », est le second moment notre introduction. Il se construit en trois parties.

La première partie reprend les éléments théoriques que nous avons énoncés la semaine dernière, en insistant sur les dérives tendancielles de toute subjectivité militante. Nous les identifions sous les notions de « forclusion » et de « mélancolie ». La seconde implique une réappropriation, par l’acceptation d’une rupture critique et militante, de la « gauche » en ré-historicisant le signifiant « peuple ».

En conséquence, notre seconde partie travaille à l’analyse d’un « moment machiavélien », ou le désordre fraternel, qui désigne une autonomie du politique dans son rapport à l’économie. Cette thèse d’une autonomie déplace, de l’intérieur, l’analyse marxiste. Pour cela, nous nous appuyons sur la philosophie critique d’Althusser et sa théorie de la formation sociale comme « un tout social complexe structuré à dominante », y trouvant les conditions de possibilité d’une intervention et d’une contre-histoire présente dans l’histoire du Capitalisme.

Notre troisième partie repère les enjeux d’une telle proposition en vue de notre prochaine note. Ils posent le problème de la capacité du « moment machiavélien » à créer du temps en politique, par le rapport entre démocratie et institution et la distinction entre institution et loi.

 

MATERIALISMES.N°28_Page_1

 

CONSTITUTION DE 1793 Article 18 : « Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre ni être vendu ; sa personne n’est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu’un engagement de soins et de reconnaissance, entre l’homme qui travaille et celui qui l’emploie. » Article 21 : «  Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler. » Article 25 : « La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable. » Article 28 : « Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer la Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures. » Article 35 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

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