N°29, PEUPLE OU CLASSE ? L’INTELLIGENCE DES MOMENTS COMMUNISTES (3), le 23 novembre 2014

LIEN : N°29, L’INTELLIGENCE DES MOMENTS COMMUNISTES

Cette note, n°29, « Intelligence des moments communistes », est le troisième temps de notre analyse. Elle se présente comme l’affirmation d’une thèse, au sens de fonction d’intervention militante sous conjoncture, qui fait la part entre « peuple » et « classe ». La thèse, « il y a un devenir peuple », comme énoncé politique, se construit sous trois conditions, qui forment les trois moments, d’importance variable, de cette note. Elle opère aussi ce déplacement d’un « moment machiavélien » sous l’apport critique althussérien (Matérialismes, N°28) à celui de «moment communiste», sous apport des analyses de Rancière et Sartre.

La première condition, la plus courte, est de poser notre critère de distinction entre « peuple » et « classe », sous la catégorie de pertinence, comme degré d’efficace sous conjoncture.

La seconde condition est l’effort d’une clarification. Par la négation d’abord, dire ce que « peuple » n’est pas. Par l’affirmation, ensuite. Cela implique de le rendre lisible par l’articulation complexe entre « hypothèse communiste », telle qu’elle est proposée par Badiou et Balibar, et « peuple » comme « moment communiste » sous conjoncture. Par quoi nous proposons d’œuvrer à une épistemé ou phénoménologie matérialiste des effets de seuils et de subjectivation collective, comme condition d’analyse critique de l’intelligence de « moment communiste ». Son énoncé politique est : « n’importe qui vaut n’importe qui ».

Enfin la troisième condition de notre thèse réfléchit la capacité des moments communistes à créer du temps sans fondation. Elle s’appuie sur les analyses sartriennes des « effets pratiques », c’est-à-dire les processus distincts, aux temporalités d’une autonomie relative sous une même conjoncture, entre « série », « groupe fusion », et « organisation ». Nous mettons, plus particulièrement, à l’épreuve chacun de nos énoncés « Il y a devenir peuple », ou « moment communiste », avec le processus «groupe-fusion».

Nous en tirons la nécessité d’un prolongement sur la fonction-parti et celle de l’institution, comme moyen de singulariser la connexion des temporalités autonomes que forment historiquement les moments communistes ou moments « peuple ».

 

MATERIALISMES.N°29_Page_1

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s