BROCHURE MILITANTE N°02. ENTRETIEN INEDIT AVEC MICHEL FOUCAULT-1977, 4 avril 2016

Format « brochure » (Impression A4 paysage, recto-verso. Pli en A5)
PDF : BROCHURE.EntretienFoucault.ROUGE1977

Format « Feuillet » (Impression A4 paysage)
PDF : FEUILLET.02.A4.EntretienFoucault.ROUGE1977

Cette seconde brochure militante, « Entretien inédit entre Michel Foucault et quatre militants de la LCR, membres de la rubrique culturelle du journal quotidien Rouge (juillet 1977) », est une invitation à la lecture de deux ouvrages :
– « Marx & Foucault », Lectures, usages, confrontations », sous la direction de Christian Laval, La découverte, 2015
-« La grande soif de l’Etat. Michel Foucault avec les sciences sociales » de Arnault Skornicki, Les prairies ordinaires, 2015.

Ces deux livres permettent de penser et de formuler l’actualité politique de nos luttes, notre confrontation aux questions du pouvoir et de l’Etat, en nous rappelant que nos « concepts viennent des luttes et doivent retourner aux luttes ».
Foucault, dans cet entretien, nous propose une voie, avec laquelle débattre : « Moi ce que je voudrais essayer de saisir, c’est le pouvoir. Non pas tel qu’on l’entend d’ordinaire, cristallisé dans des institutions ou dans des appareils, mais si vous voulez, le pouvoir en tant qu’il est à travers tout un corps social, l’ensemble de ce que l’on peut appeler la lutte de classes. Pour moi, à la limite, je dirais, le pouvoir, c’est la lutte de classes, c’est-à-dire l’ensemble des rapports de force, c’est-à-dire des rapports forcément inégalitaires, mais également changeants, qu’il peut y avoir dans un corps social et qui sont les actualisations, les drames quotidiens de la lutte de classes. Ce qui se passe dans une famille par exemple, les rapports de pouvoir qui s’y jouent entre parents et enfants, mari et femme, ascendants et descendants, jeunes et vieux, etc., ces rapports de force, ces rapports de pouvoir sont des rapports de force qui, d’une manière ou d’une autre, -et c’est ça qu’il faut analyser-, sont la lutte de classes. C’est-à-dire que, c’est là où est peut-être le point difficile et que vous n’admettriez pas, je ne dirais pas : il y a une lutte de classes comme ça, à un certain niveau fondamental, dont le reste n’est que l’effet, la conséquence, mais que la lutte de classes concrètement, c’est tout ce que nous vivons ».

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